Quels vols traversent les Alpes et peuvent être turbulents ?
Les vols Paris–Rome (CDG/ORY–FCO), Paris–Milan (CDG–MXP/LIN), Paris–Zurich (CDG–ZRH), Paris–Vienne (CDG–VIE), Lyon–Rome (LYS–FCO), Lyon–Zurich (LYS–ZRH), Nice–Genève (NCE–GVA), Marseille–Milan (MRS–MXP) et Toulouse–Rome (TLS–FCO) peuvent tous traverser les Alpes. La route exacte dépend du contrôle aérien et des conditions météo. Les pilotes cherchent des altitudes et des couloirs entre les zones turbulentes.
Quand la turbulence alpine est-elle la plus forte ?
La turbulence orographique alpine est la plus forte en hiver (novembre–mars) quand les vents d'altitude (Mistral côté méditerranéen, Bise côté suisse) soufflent fortement sur les crêtes. Les vents de Foehn, caractéristiques du versant nord des Alpes, peuvent créer des turbulences importantes à des altitudes de croisière. L'été est beaucoup plus calme pour les Alpes — sauf lors des orages de convection (thunderstorms) de juillet–août.
La turbulence alpine est-elle dangereuse ?
La turbulence orographique sur les Alpes est généralement classée légère à modérée — désagréable mais pas dangereuse. Les pilotes reçoivent des alertes SIGMET (Significant Meteorological Information) pour les zones de turbulences sévères et ajustent leur altitude ou contournent les zones problématiques. Les vols Nice–Turin ou Nice–Genève, qui traversent directement le massif, sont statistiquement un peu plus turbulents que ceux qui le survolent à haute altitude.
Comment le service météo prédit-il les turbulences sur les Alpes ?
Météo-France et les services météo aéronautiques européens utilisent des modèles de turbulence spécialisés qui calculent le cisaillement du vent et les ondes orographiques (ondes de montagne) à différentes altitudes. Ces prévisions font partie des briefings météo que les pilotes reçoivent avant le vol. Les observations PIREP des avions précédents complètent les prévisions modélisées. Les avertissements SIGMET pour la turbulence orographique alpine sont émis avec une validité de 4–6 heures.