Quels sont les vols transatlantiques les plus turbulents au départ de Paris ?
Paris–New York (CDG–JFK/EWR) est systématiquement parmi les routes les plus turbulentes depuis la France, avec un score moyen de 58/100. Paris–Boston (CDG–BOS) est similaire. Paris–Montréal (CDG–YUL) est légèrement plus calme car la route passe plus au nord. Paris–Miami est généralement calme en été mais peut être turbulent en hiver. La turbulence transatlantique atteint son maximum de décembre à mars quand le jet-stream est à son intensité maximale.
Quand faut-il voyager pour éviter les turbulences sur Paris–New York ?
Juin–août est de loin la période la plus calme pour Paris–New York : le jet-stream remonte vers le nord et s'affaiblit. Décembre–mars est la période la plus turbulente. La probabilité de turbulence modérée en hiver sur CDG–JFK est d'environ 45% ; en été elle tombe à 15%. Pour une traversée calme, partez entre mi-juin et fin août.
Quelle est la cause des turbulences sur l'Atlantique Nord ?
La turbulence de l'Atlantique Nord est presque entièrement de la CAT (Clear-Air Turbulence, turbulence en air clair) causée par le cisaillement du jet-stream. Le jet polaire, qui circule d'ouest en est à 9 000–12 000 m d'altitude, atteint des vitesses de 250–400 km/h en hiver. Les avions traversant ces courants rapides subissent des turbulences liées au cisaillement de vent — invisibles au radar de bord. Les pilotes reçoivent des rapports PIREP d'autres avions pour ajuster leur altitude.
Pourquoi certains vols Paris–New York sont-ils plus turbulents que d'autres ?
La position exacte du jet-stream change chaque jour, rendant chaque vol différent. Les avions empruntent des 'routes organisées de l'Atlantique Nord' (NAT Tracks) qui sont recalculées deux fois par jour. Un vol peut être parfaitement calme si le pilote trouve une altitude ou une route évitant le jet ; un autre peut rencontrer des turbulences modérées. En général, les vols de nuit (départ vers 21h–23h) traversent souvent des conditions différentes des vols de jour.